Présentation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L' économie de guerre et la guerre économique sont-elles synonymes ?

 

 

 

 

 

 

I) Economie de guerre et guerre économique.

 

 

II) L' Argent, ressources primordiale et élémentaire.

a) Dans la guerre économique.

 

Le rachat du groupe Arcelor par Mittal est emblématique: pour moins de 27 milliards d'euros, le groupe indien devient le numéro un mondial de l'acier et s'offre le produit de 20 milliards d'euros d'investissements de fonds publics français. Des investissements que les actionnaires privés se sont avérés incapables de protéger contre une OPA hostile d'un industriel étranger. Peut-être la valorisation de leurs portefeuilles d'action (valeur doublée en cinq mois, plus de 4 millions d'euros de stock options pour le seul PDG du groupe, monsieur Dollé) n'est-elle pas totalement étrangère à cette incapacité.

Un an après la spectaculaire bataille boursière engagée par Lakshmi Mittal et qui allait déboucher sur la fusion Arcelor-Mittal, le milliardaire indien a entrepris d'imposer ses méthodes au sein du géant de l'acier : vitesse, pragmatisme et contrôle systématique. Une véritable révolution culturelle pour les anciens d'Arcelor. Après une première offre valorisant Arcelor à 18,6 milliards d'euros, Mittal a finalement mis 25,4 milliards sur la table. Fruit de la fusion en 2002 d'Arbed (Luxembourg), Aceralia (Espagne) et Usinor (France), Arcelor constitue une proie idéale : son capital est éclaté et reste sous-évalué. En 30 ans, Lakshmi Mittal a transformé la petite aciérie indienne héritée de son père en géant de l'acier. Au cours des cinq dernières années, il a procédé à plus de vingt opérations de rachat, souvent des actifs en mauvais état qu'il a restructurés. Le rachat d'International Steel Group, en 2004, lui a permis de dépasser par la taille sa cible actuelle, Arcelor. Pour contrer Mittal, Arcelor a souhaité un temps unir son destin à celui du russe Severstal, acceptant de lui céder 32%, puis finalement 25% de son capital. Avant de dévoiler l'identité de son chevalier blanc, Arcelor avait promis d'augmenter son dividende et de redistribuer 5 milliards d'euros à ses actionnaires, somme réévalué à 7,6 milliards. Le sidérurgiste avait aussi compliqué la revente de sa filiale Dofasco, que Mittal souhaitait revendre à Thyssenkrupp. Les réactions sont très vives au moment de l'annonce de l'OPA hostile de Mittal, les réactions des hommes politiques, en France comme dans les autres pays européens concernés, se sont adoucies à la suite de la revalorisation de l'offre du groupe sidérurgiste. Thierry Breton, le ministre français des Finances, qui avait montré une vive inquiétude quant au projet industriel de Mittal et jugé très sévèrement l'opération, s'est par la suite décrit comme "un poseur de questions", qui refuse de prendre parti.

 

Guerre économique par pétrodollars:

L'expression Guerre économique par pétrodollar se réfère à une hypothèse selon laquelle un dessein occulte guidant la politique étrangère des États-Unis ces dernières décennies a été de conférer au dollar le statut dominant de monnaie de réserve dans le monde, et de monnaie dans laquelle le prix du pétrole est fixé.

Les partisans de cette hypothèse soutiennent que la valeur de l'U.S.dollar est déterminée par le fait que beaucoup de matières premières clefs (en particulier le pétrole et le gaz naturel) sont monnayés en dollars. De fait, selon eux, si l'évaluation monétaire changeait pour une autre monnaie - par exemple l'euro - beaucoup de pays vendraient des dollars et cela conduirait à ce que les banques échangent leurs réserves de dollars devenues inutiles pour acheter pétrole ou gaz. Cela affaiblirait le dollar par rapport à l'autre monnaie (Cf la loi de l'offre et de la demande). Le cœur de l'hypothèse est que les administrations américaines sont motivées par la crainte des conséquences d'un dollar plus faible, à savoir des prix de pétrole plus hauts pour les États-Unis.

On considère cette motivation comme la base et l'explication de beaucoup d'aspects de la politique étrangère américaine, y compris la Guerre en Irak

Cette hypothèse est cependant controversée. Elle a été décrite comme une théorie du complot. Ses adversaires contestent les affirmations économiques qui la soutiennent, par exemple :

l'aspect de la dénomination du dollar pour les matières premières,

l'emplacement physique des échanges pétroliers majeurs,

la revendication que les États-Unis financent leur déficit des comptes courants en imprimant des dollars,

Ils rappellent aussi que l'administration de Bush a demandé à plusieurs reprises à la Chine d'arrêter d'étayer le dollar en conservant une grande réserve, une position apparemment en contradiction avec l'intérêt primordial supposé de l'administration dans le maintien d'un dollar fort.

(contexte)

Les ventes pétrolières mondiales ont lieu en USD. Comme la plupart des pays importent du pétrole, ils doivent conserver de grandes réserves de dollars pour assurer leurs importations. La demande de dollars reste donc élevée, indépendamment des conditions économiques aux États-Unis.

Cela permet au gouvernement américain de gagner des revenus par seigneuriage et parce qu'ils peuvent émettre des obligations à des taux d'intérêt inférieurs. Le gouvernement américain peut donc supporter des déficits budgétaires relativement supérieurs à ceux des autres pays.

Cela signifie aussi que le prix du pétrole est plus stable aux États-Unis que n'importe où ailleurs, puisque les importateurs n'ont pas à s'inquiéter de fluctuations des taux de change. Puisque le pays importe beaucoup de pétrole, l'économie en est dépendante et son prix peut être un facteur politique important.

Les ennemis politiques des États-Unis auraient un certain intérêt dans la possibilité de monnayer le pétrole en euros ou dans une autre monnaie. L'UE pourrait ainsi théoriquement profiter des mêmes avantages si l'euro remplaçait le dollar. Cependant, l'économie européenne pourrait aussi être sérieusement endommagée si l'Euro devait s'apprécier beaucoup contre le dollar ou d'autres devises mondiales.

En 2000, l'Irak a converti toutes ses transactions pétrolières du pétrole contre nourriture en euros. Quand les Etats-Unis ont envahi l'Irak en 2003, ils ont rétabli les ventes pétrolières de l'euro à l'USD.

L'Iran a prévu d'ouvrir une bourse iranienne du pétrole monnayée en euros. Initialement planifié pour le 20 mars 2006, l'ouverture a été reportée sans date future. Les partisans de cette théorie craignent que cela donne une raison supplémentaire aux Etats-Unis pour renverser le régime iranien, fermer cette bourse ou rétablir sa monnaie de transaction aux dollars.

Au milieu de 2006, le Venezuela a indiqué appuyer la décision de l'Iran d'ouvrir le commerce pétrolier mondial en euro.

Les dommages sur l'économie américaine causés par une chute du dollar sont discutés. Un dollar plus faible entraînerait une augmentation des exportations américaines, ce qui profiterait aux fabricants américains et diminuerait le déficit commercial des États-Unis. Mais d'un autre côté, les importations deviendraient plus chères pour les États-Unis à tous les niveaux. Le souci principal est la dépendance de l'Amérique au pétrole étranger. Beaucoup d'économistes  estiment que la hausse récente des prix du pétrole est, au moins partiellement, liée à la chute du dollar US par rapport à la plupart des devises. Puisque le pétrole est évalué en dollars, les vendeurs ont augmenté les prix pour compenser leur perte réelle de revenu. Les économistes reconnaissent généralement que des prix de pétrole plus hauts posent un risque d'inflation, de récession, ou les deux. L'inflation augmenterait presque certainement si le dollar devait se déprécier fortement.

 

 

 

Pétrodollar:

L'émergence des pétrodollars est la conséquence des chocs pétroliers de 1973 et de 1978-79. Suite à la flambée des prix du pétrole (qui passe d'environ 1,90 USD le baril en 1972 à 34 USD en 1981, et est à plus de 140 USD en 2008), les bénéfices des pays producteurs de pétrole explosent. Cette augmentation des prix est la conséquence directe de la restriction de l'offre de pétrole par les pays de l'OPEP, en réaction à la Guerre du Kippour de 1973 et à la Révolution iranienne de 1979. L'afflux massifs de capitaux qui en résulte ne peut être absorbé par les économies des pays producteurs de pétrole. Ces derniers opèrent alors des placements sur les marchés des capitaux à travers des banques commerciales, en particulier à destination des pays en développement d'Amérique latine. C'est ce que l'on a appelé le recyclage des pétrodollars.

Les gouvernements bénéficiaires de ces investissements peuvent alors dépenser des capitaux qui ne correspondent pas à leur solvabilité réelle. Et parallèlement à cela, l'inflation consécutive à la montée du prix du baril de pétrole se fait douloureusement sentir dans les économies européennes et américaines.

Les réactions antiinflationnistes dans les pays industrialisés ne se font pas attendre, et les politiques monétaires et budgétaires deviennent particulièrement restrictives. En particulier, les taux d'intérêt explosent, atteignant jusqu'à 16 % en 1981. Le service de la dette des pays qui avaient bénéficié du recyclage des pétrodollars augmentent donc énormément, alors que l'économie mondiale connaît un ralentissement important. La chute du prix des matières premières achèvera d'enfoncer les pays en voie de développement dans une spirale d'endettement dont ils peinent encore aujourd'hui à sortir.

Les profits gigantesques des pays producteurs de pétrole sont investis massivement dans les banques et places financières des pays industrialisés. Elles disposent alors de larges sommes de pétrodollars qu'elles prêtent au pays du Sud, espérant tirer profit de leur développement : c'est le recyclage des pétrodollars.

 

 

b) Dans l'économie de guerre.

 

 

 

 

On peut voir, sur ce graphique qui représente le pourcentage du budget général des Etats Unis consacré à la défense, qu'il y a un pic de dépense au temps de Roosevelt et Truman, au moment de la Seconde guerre mondiale. Ce qui est plutôt logique, lorsque l'on regarde l'empleure de cette guerre.

 

 

 

 

 

Puissance navale des différentes nations en 1939:

BâtimentsAlliésAxe
FranceRoyaume-UniTotalAllemagneItalieTotal
Porte-aéronefs 1 8 9
Cuirassés 7 12 19 5 2 7
Croiseurs 19 50 69 6 22 28
Destroyers 70 94 164 17 59 76
Sous-marins 77 38 115 57 115 172
Escorteurs 87 87

 

Pendant la Seconde guerre mondiale, la quasi totalité du budget économique à été utilisé par l' Etat des Etats-Unis.

 

c) La mondialisation économique.

La mondialisation économique concerne l'ensemble des échanges économiques devenus mondiaux :

des services et des biens

et aussi des facteurs de production correspondant (capital, travail, connaissance...), devenus de nos jours plus mobiles.

Certains de ces échanges peuvent former des marchés mondiaux.

Issue d'un processus historique (voir l'article mondialisation), la mondialisation économique contemporaine est apparue en trois étapes, qui tendent en fait à se chevaucher :

1/ Internationalisation des flux financiers et commerciaux

Les différentes périodes de mondialisation économique présentent des points communs du développement du commerce international sous l'effet :

d'une expansion des transports (maritime, chemin de fer ou aérien);

de mises en place d'outils monétaires et financiers internationaux (remontant dans le temps aux lettres de change et de crédit et aux comptoirs des Templiers)

d'une diversification de produits et services due à des innovations;

d'une amélioration du niveau de vie d'une couche de la population, ce qui a favorisé ou créé une demande;

d'un développement des modes de communication et de circulation des personnes qui a fait naître un attrait des consommateurs pour les produits venant d'ailleurs;

d'accords internationaux de libre-échange qu'ils soient multilatéraux ou bilatéraux.

Dans la période contemporaine, le commerce international a évolué dans un sens de spécialisation géographique qui a développé les flux commerciaux entre pays. C'est ainsi que :

La portion du commerce international qui se développe le plus est celle qui est « intra-groupe », autrement dit entre les filiales de chacun des groupes d'entreprises à implantation mondiale. Chacune est spécialisée dans des activités données en fonction notamment du principe de l'avantage compétitif local.

La sous-traitance internationale se développe également fortement dans le même esprit de spécialisation locale.

Dans le même temps, un fort développement des marchés financiers, avec en parallèle une libération des changes, a créé un large système de financement des opérations de commerce et d'investissement au niveau international.

2/ Implantations à l'étranger des entreprises (cf explications ci-dessous)

L'implantation des entreprises à l'international se développe dans un double but :

distribuer leurs biens et services dans tous les pays pour couvrir le marché mondial et ainsi assurer la croissance du chiffre d'affaires et obtenir l'économie d'échelle qu'apportent de plus gros débouchés,

produire chaque élément dans le pays où les conditions sont les plus favorables, comme le montre plus haut le développement des flux intergroupes

accéder à des produits et des matières premières rares (exemple de Total-Elf qui s'installe dans le golfe de Guinée).

3/ Globalisation de l'économie (cf explications ci-dessous)

Résultat de l'internationalisation des flux économiques et financiers par l'implantation à l'international grâce à la révolution technologique, la globalisation de l'économie est illustrée par les firmes transnationales (FTN), appelées communément multinationales dites mondiales ou globales (aussi appelées FMN pour Firmes Multi Nationales), et marque une nouvelle étape dans l'histoire du capitalisme.

Dans le même temps, des capitaux circulent par milliards d'un pays à l'autre, en raison d'une très grande facilité de communication procurée par les technologies de l'information. Cela crée des opportunités spéculatives pouvant être source de déstabilisation financière (voir crise financière).

 

 

D) Relations avec la guerre économique.

L’évolution du commerce mondial, celle des nouvelles technologies - qui implique d’énormes dépenses en recherche-développement, et donc une logique d’affrontement des parts de marché suffisantes pour assurer le retour financier de ces investissements - entraînent une guerre économique mondiale dont on peut mesurer l’intensité notamment sur les marchés financiers et monétaires, qui se traduit par une montée des dettes, des Bourses et des taux d’intérêt.

L'économie mondiale tend à s'articuler autour de 3 grands pôles : Asie, Europe, et Amérique du Nord. Autrement appellé, économie tripôlaire.

Pour autant, peut-on parler d’un monde tripolaire ? Les Etats-Unis, par exemple, sont ou tendent à devenir le pivot de chacune des trois grandes zones. Leurs groupes sont présents sur tous les continents et font pression pour la levée des barrières réglementaires, notamment dans les secteurs de hautes technologies de la communication. L’Allemagne, le Benelux, le Royaume-Uni ont tous signé des accords dits « ciel ouvert » avec les compagnies d’aviation américaines. Renault annonce un investissement de 5 milliards de francs au Brésil en concurrence avec les constructeurs américains mais aussi allemands.

En France, on nous parle de solidarité européenne, mais, par exemple, le stock des investissements directs aux Etats-Unis des groupes français est passé en quelques années de 6 à 35 milliards de dollars. On l’aura compris, l’euro ne vise pas à plus de coopération au sein de l’Europe mais à donner une arme monétaire nouvelle aux grands groupes mondiaux dans la guerre pour les marchés.

 

Cette guerre est coûteuse. Les groupes ont un immense besoin de capitaux qu’ils puisent sur des places financières surdéveloppées. Il faut donc favoriser les capitaux. C’est l’une des explications du maintien d’un taux de change du franc très haut. Il s’agit d’attirer des capitaux en offrant une bonne prime. Il faut dire que la créance du monde sur la France est passée de 2.845 milliards de francs en 1973 à 5.688 milliards de francs en 1992, soit une progression de 15% par an.

On peut faire une seconde remarque. La monnaie unique, qui a pour fonction de se battre contre le dollar (derrière l’Allemagne), a pour conséquence de développer une véritable guerre civile en Europe même. En imposant un alignement sur les normes du plus puissant et en supprimant les moyens nationaux de régulation par la monnaie et le crédit, elle transfère les ajustements conjoncturels et structurels sur le travail, et plus largement sur les dépenses en direction des hommes. Beaucoup de pays au sud de l’Europe ne pourront pas suivre le noyau dur monétaire. Cela va donc se traduire par un choc en retour sur la monnaie unique (dévaluation compétitive, etc.). Le tout dans un affrontement monétaire qui sera exacerbé dans la mesure où les spéculateurs mondiaux vont tester les résistances du noyau dur monétaire européen.

Au total, la monnaie unique et la forme d’intégration qu’elle implique fonctionnent très exactement à l’inverse de l’objectif annoncé, à savoir s’unir pour développer tous les pays d’Europe. De même, la démarche monétaire exclut les pays du Sud et, finalement, ajoute la guerre à la guerre.

 

III) Expressions non synonymes.

 

a) Objectifs différents.

Les objectifs d'une économie de guerre:

L'économie de guerre consiste à réorienter les forces de productions vers le secteur militaire, cela amène une restriction de la consommation de biens non militaires pour la population. Dans les cas extrêmes de pénurie, cela peut conduire àdes rationnements (exemple: lors de la Première guerre mondiale, la population française a subi un fort rationnement de la nourriture)                                                                                                                                                                           Par ailleurs les questions d'approvisionnement en temps de guerre peuvent devenir cruciales et conduire les adversaires à des stratégies de blocus, ou la main mise sur certaines ressources intérieures et extérieures. Les Etats peuvent aors rechercher des produtions de subsitution pour leur population. Des aides économiques ou financières étrangères peuvent aussi s'avérer nécessaires.    

Les objectifs d'une guerre économique:

L'enjeu pour les Etats est d'améliorer leur situation relative dans la hiérarchie de l'économie mondiale. Il ne s'agit pas d'une guerre avec la volonté de détruire les autres, il s'agit simplement d'un conflit économique dans lequel les Etats interviennent pour favoriser leur propre économie, par l'exercice de leur pouvoir d'influence ou par la mise en place de politiques commerciales ou industrielles adaptées. Ainsi les grandes puissances cherchent des alliances dans les grandes organisations économiques internationales * , moins pour fragiliser les autres pays que pour améliorer leur propre situation, quel que soient les résultats sur les autres économies.

* Exemples d'organisations économiques internationales: Fond Monétaire Internationale [ FMI ]; Economic and Social Commission for Asia and Pacific [ ESCAP ]; Organisation Mondiale du Commerce [ OMG ].

b) Des répercutions différrentes sur la société et l'économie.

Les répercutions de l'économie de guerre:

Les nations qui engagnet un budget important dans une économie de guerre ont des objectifs précis et très couteux (cités précédemment). Un Etat dépense des milliards dans l'armement, l'infrastructure militaire, les moyens de transports militaires, les hôpitaux ... lorsqu'il se trouve dans une situation de guerre. Un Etat va dépenser la quasi totalité de son budget dans un but militaire. Une nation dépensant autant d'argent va par la suite s'endetter.

Ainsi, jusqu'au XXe siècle, ce sont les guerres, en imposant la mobilisation immédiate de très importantes ressources, qui ont conduit aux principaux accroissements de la dette publique, comme le montrent les évolutions de la dette publique au Royaume-Uni et aux États-Unis (graphiques 1 et 2). La dette a pu atteindre des niveaux extrêmement élevés, sans commune mesure avec ceux des temps de paix : ainsi la dette britannique a représenté près de 300% du PIB au sortir des guerres napoléoniennes, comme après la Seconde Guerre mondiale (graphique 2). De même, la dette américaine s'est nettement accrue à la suite des quatre principaux conflits qu'a connus le pays : la guerre d'indépendance, la guerre civile, la Première et la Seconde Guerre mondiale, où elle a atteint son sommet historique : 120% du PIB, le double de son niveau actuel. Mais cette dette sera rapidement résorbé à la suite de la seconde guerre mondiale, grâce à la forte croissance économique de l'après guerre.

Les répercutions de la guerre économique:

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